|
Génalogies de la famille Surrel
établie en ce lieu et des branches dites :
de Montchamp, de Saint-Julien et de Montbel.
(Velay, Vivarais).
XIIè -XXIè
------------
Je met à la disposition des membres de ces familles et des généalogistes intéressés, des notices historiques les concernant. Ces notices seront constamment corrigées et mises à jour . La numérisation de milliers de photos et actes originaux avec leur transcription est en cours depuis plusieurs années. Ce travail permettra de constituer une banque de données historiques commodément communicable par le biais de CD rom.
Le téléchargement, limité à 2 mo sur le site et 8 mo par couriel, est peu pratique.
Nous vous conseillons donc de demander à
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
les deux CD Rom disponibles, envoyés gracieusement par la poste :
Le CD rom Généalogies rassemble toutes les notices historiques de chaque branche.
Le CD rom Dossiers de personnes comporte par branche, de très nombreux dossiers nominatifs avec pour chacun les actes originaux numérisés et leur transcription.
Le résumé généalogique, ci dessus, vous donnera un aperçu synthétique de l'histoire de cette famille.
---------------
Haute-Loire
Dissocier les familles Surrel, Surel, Surrelle etc
Les familles Surrel sont originaires du hameau de Surrel, seul lieu dit de ce nom en France, situé près de Retournac en Haute-Loire, pays de Velay. Pour Albert DAUZAT, auteur du Dictionnaire étymologique des noms de famille (page 559) et pour Marie Thérèse MORLET Dictionnaire étymologique des noms de famille (page 912) le nom est incontestablement un nom d'origine (toponyme), donc lié à ce terroir.
Les familles Surel sont, soit originaire du hameau dont nous avons parlé parce que leur orthographe a été déformée (l'orthographe avec deux r est très majoritaire en Velay, Vivarais depuis l'origine), soit des familles étrangères (Normandie, Bretagne, Drôme) devant leur nom à l'arbuste le sureau.
Si Surrel est un toponyme manifeste, le nom Surel est peut-être lui un sobriquet (le sureau) et aussi un toponyme (lieux dits Le Surel en Bretagne, en Normandie). En outre les noms Soreau, Sorel, Seurel, en sont proches et il faut envisager d’éventuelles déformations de ces noms en Surel . Marie Thérèse MORLET affirme en effet que Surel est une forme vocalisée de Sureau et qu’en Normandie Surel est un sous dérivé de Suret, avec la même valeur Suraud, Surault. Aussi , hors du Velay et Vivarais, on considérera que le nom Surel est commun à plusieurs familles différentes. Les familles Surelle ou Surrelles (concentrées dans le Nord) qui doivent leur nom à la Surelle (l'oseille) de même que la famille Desurel (Pas de calais) sont à dissocier elles aussi.
Le caractère unique du nom Surrel, sa concentration depuis toujours dans le Velay et Vivarais, nous conduit à penser que tous les individus l’ayant porté ont une attache plus ou moins lointaine avec ceux du hameau de ce nom, y compris ceux qui ont été disséminé au moyen-âge (dès 1142). Nous ne saurions cependant être totalement péremptoire.
Branche à Surrel
Les premiers Surrel certains cités dans ce hameau sont Pontius Surellus et son fils P. cités en 1212 dans le Cartulaire de Chamalières (1) . Mais leur présence sur cette terre est probablement beaucoup plus ancienne . Les Surrel vivaient en effet sous un régime de communauté familiale,
chaque individu ayant un droit égal sur la terre. Ces familles sont
connues en Velay sous le nom de Pariers. Il est dit que les familles de pariers ont leur origine dans le haut moyen-âge et l'alleuterie (2) L'alleu est une terre franche sous les carolingiens. On cite encore en 1538 dans ce hameau Jehan Surrel et son parier.
Il y a donc sans doute eu au moyen âge un lignage sur cette terre : on cite en effet noble Pons Surrel du lieu de Surrel dont le père était baile du port de Retournac. (3) Par la suite au XVè siècle, les Surrel demeurés dans ce hameau ne semblent plus que de simples cultivateurs, ils sont censitaires du prieur de Chamalières. Ce rameau semble s'éteindre à la fin du XVIè siècle avec le Sergent Surrel qui commandait (1594) pour le roi la place forte de Chamalières pendant les guerres de religion. En 1887, un Surrel de St Julien reconstitue dans le hameau un petit domaine et fait construire une poterne (écroulée en 1940). Le tout est revendu vers 1950.
Surrel en Haute-Loire et Ardèche
Les Surrel ont essaimé dans tout le Velay (Haute-Loire) et
le Vivarais (Ardèche), où ce nom est très répandu car à toutes les époques des individus issus de la
communauté d'origine ont dû s' expatrier de la terre originelle et ont
créés d'autres rameaux Dès le XIVè siècle on trouve des Surrel au Puy puis au XVè à divers endroits du département notamment à Langeac et dans la région de Lafarre, Le Béage, Issarlès. Au XVIIè les branches sont nombreuses notamment autour du Monastier à Crouziols, Chabriac, et sur les confins du Vivarais à La Chapelle Graillouse etc. En Haute-Loire, cette famille a donné quatre branches principales :
. celle demeurée à Surrel,(XIIè-XVIè)
. celles de Montchamp, (XVIè-XVIIIè)
. celle de St Julien,(XVIIè-XXIè)
. celle de Montbel, (XVIIIè-XXIè)
Ces deux dernières subsistent aujourd'hui.
Surrel en France
Dès les
XIIè et le XIV è siècles, on trouve quelques individus portant ce nom,
disséminés dans l'hexagone : 1142 Herbert Surrel (Chartres) (4) 1301 Vincent Surel (Normandie) 1369 Jean Surrel (Sens) 1422 Jehan Surel, écuyer d'écurerie (Guyenne Languedoc) (5) etc. Mais ce sont des cas isolés et ceci ne remet pas en cause le caractère régional du patronyme
essentiellement concentré en Haute Loire et Ardèche.
Cependant, à la lueur des dictionnaires que nous avons cité nous sommes très réservé sur la parenté de ces individus avec les Surrel de Haute-Loire. Hormis pour ceux dont l'orthographe est avec deux r, les Surel disséminés en France à ces époques reculées sont probablement des individus appartenant à des familles propres, totalement étrangères à celle du Velay.
-----
(1) Cartulaire de Chamalières, Antoine JACOTIN, charte 156, f°60 p.82.
(2) L’Auvergne et ses marges (Velay-Gévaudan) du VIIIè au XIè siècle, Christian LAURENSON-ROSAZ, Le Puy en Velay, 1987.
(3) Revue Terre vellave et brivadoise, n°2 février 1931 p. 6,7, Albert BOUDON-LASHERMES.
(4) Cartulaire de l’abbaye de La Trinité de Thiron, charte CCLXXI, folio 20, verso. Publié en 1883 par Laurent MERLET 110 , tome II, page 31
(5) Quittances donnée à François de NERLY. Bibliothèque nationale. Fonds Pierre de Clairambeault 7311, cote 104, page 8141, charte 193 et 194. Quittances données à Jean de NOIDENT.Archives départementales de la Côte d’Or . B 160
------
Pierre de Surrel
Mai 2009
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
|