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LES TROMPES SURREL DE A à Z

  Il y a tellement de modèles de trompe aujourd'hui qu'il est impossible de s'y retrouver. 

Les facteurs prétendent tous faire leur modèles de façon artisanale, ce qui ne veut pas dire grand chose. En réalité la quasi totalité des trompes actuelles sont finies mécaniquement, même les légères.

Heureusement pour vous, dans mon petit coin de Bourgogne, je continue à fabriquer les trompes entièrement à la main, et je perpétue la méthode inégalable de finition du pavillon par un méticuleux martelage.

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  Cuivre, laiton, bronze

 

METHODE DE TRAVAIL : ancestrale

Des outils manuels, des maillets, des marteaux. Tout est fabriqué dans l'atelier. Aucune pièce n'est sous traitée. 

  • Je travaille seul , et ne fabrique que des trompes légères.
  • Entièrement ébauchées et finies au marteau comme au XVIIIè siècle.
  • Tout est fait à la main, à partir d'une fine feuille de métal.
  • Les tubes sont soudés à l'argent sur toute leur longueur, et planés à la main.
  • Le pavillon est forgé, soudé, plané au maillet et fini par un méticuleux martelage et présenté tel quel.
  • Le cintrage se fait à l'ancienne, avec une résine naturelle qui laisse un dépôt protecteur à l'intérieur des tubes
  • Les métaux utilisés sont : le bronze, le cuivre ou le laiton.
  • Chaque trompe est datée et numérotée.
  • Il ne sort que quelques trompes par an (8 jours de travail pour chaque trompe).
 
PRODUCTION ANNUELLE : très faible
 
 Avec une telle méthode, il ne sort que quelques trompes par an (environ 8 jours de travail par trompe dont 6 heures pour le seul martelage de finition). Cette production si faible fera que la rareté constituera  dans l'avenir un élément certain de valorisation.
 
 
 DES TROMPES :   faciles à jouer, légères
 
 Faciles à jouer, en premier lieu grâce la judicieuse répartition des conicités des tubes car c'est le facteur primordial. Le grain du tube d'embouchure, les diamètres des tubes intermédiaire et enfin la perce du pavillon ont été optimisés pour obtenir un compromis idéal. Vous n'aurez aucun mal à maitriser tous les registres, graves, médium ou aigus.
  Vous choisirez, que vous soyez débutant ou confirmé, parmi trois instruments celui dans lequel vous êtes le plus à l'aise car il existe toujours de petites différences d'une trompe à l'autre.  Ensuite vous ajusterez éventuellement votre compression par le choix de votre embouchure. 
Si vous êtes débutant et que avez peur de ne savoir choisir, je vous guiderai. 
  En second lieu, l'épaisseur du métal, et par conséquent le poids de la trompe, joue aussi un rôle, moins grand cependant, pour sonner l'instrument sans efforts. Nous avons ajusté l'épaisseur au minimum possible tout en gardant une solidité suffisante. Nos trompes pèsent de 790 à 810 grammes, mais sont d'une haute résistance mécanique grâce au métal (bronze) et au martelage.
 
 Rappelons que la facilité à jouer de l'instrument n'est pas liée à l'alliage utilisé (bronze, cuivre ou laiton), mais essentiellement à la perce (les dimensions, diamètre et conicité des tubes, forme du pavillon etc.) et au bon état de votre instrument ! Les trompes dont la branche d'embouchure n'a pas été nettoyée depuis longtemps, de même que les trompes qui présentent un défaut d'étanchéité (fissures sur les tubes) sont systématiquement dures à sonner.
 
 
  TIMBRE : riche, brillant 

 A l'opposé de tous les pavillons coniques actuels (forme d'entonnoir) qui donnent un timbre médium grave et souvent pauvre et sourd, le galbe plus évasé de mon pavillon (héritier des formes du XVIIIè siècle) fera chanter votre trompes dans le haut du spectre et magnifiera votre timbre. Même si ce dernier reste majoritairement dépendant de vos lèvres , vous l'enrichirez davantage en choisissant un modèle en bronze dont la rondeur et la richesse harmonique sont souvent préférées (test à l'aveugle).

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Pavillon Surrel                     Pavillon conique 

 

LE MARTELAGE : solidité du pavillon

 Abandonné de tous les facteurs actuels, je continue à finir mon pavillon au marteau ; la finition par martelage est supérieure à toute autre : elle rend le métal plus dure (elle l'écrouit), plus résistant au chocs, elle le polit sans enlèvement de matière. Elle agit aussi sur le timbre et favorise la richesse en aigus. Le martelage d'une feuille aussi fine nécessite une main experte. 
Les pavillons non martelés sont mous ,  fragiles (usinés au tour à décolleter et très minces à certains endroits), et donnent un son plus pauvre, voire sourd.

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Le martelage : environ 6 heures 

 
FINITION MARTELÉE : beauté du fait main

 Je présente mes trompes en finition martelée légèrement (ou ultra sur commande) depuis septembre 1995. C'est une véritable signature d'artisan, une patte inimitable, une inovation et un véritable succès puisqu'on ne m'a demandé une finition lisse qu'une fois depuis cette date. Les léger coups de marteau apparents, d'une belle esthétique, sont la preuve que le pavillon a été martelé dans les règles de l'art. C'est une fierté, il faut le montrer.

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La finition martelée 

 
 
LES TENONS: forgés
 
 Les pattes en métal qui maintienne le pavillon et la branche d'embouchure  ne sont pas des pièces de série, ils sont forgés à l'unité et finis à la lime et au papier émeri. Dans le même esprist le tenon du pavillon est c'est un pièce originale, un sanglier gravé à l'unité par mes soins.
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Tenon forgé                      Le sanglier
 
NOIR du PAVILLON : véritable bronzage 
 
 Le noir à l'intérieur du pavillon : c'est un véritable bronzage comme pour les armes, qui prend une véritable patine avec le temps ( et non une vulgaire peinture qui s'écaille au premier choc ! ). Il est stable à haute température et permettra de monter démonter les tenons sans l'altérer.
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Bronzage du pavillon 
 
 
LE METAL : du Bronze !

 J'ai sélectionné des alliages de première qualité. Les modèles en bronze, que j'ai créés en mars 1993, sont les plus beaux ;  ce métal n'avait jamais été utilisé pour les trompes, tellement il est difficile à forger et à mettre en forme. La résistance mécanique est très supérieure aux autres modèles (à épaisseur égale) ce qui fait que la trompe en bronze est beaucoup moins sensible aux petits chocs. Pour la longévité, le bronze (ou le cuivre) s'avère imbattable : depuis 1993 aucun phénomène d'oxydation n'a été constaté, ni sur la tube d'embouchure (le plus sujet à l'oxydation à cause de certaines salives très agressives) ni sur le reste de la trompe ; c'est un avantage important.  Le timbre des bronzes est souvent préféré pour sa brillance (tests à l'aveugle). 

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Bronze                       Cuivre                       Laiton 

                        2 600 e                                     2 300 e                                    1 990 e  1 600 e (lisse)

Les bronzes : ont un timbre plus brillant (aigu) pavillon et tubes très résistants aux chocs. Grande résistance à l'oxydation, plus grande longévité.

Les cuivres : ont un timbre nettement plus mat (grave), plus boisé, pavillon résistant, tubes moins résistants, sensibles aux chocs. Les cuivres prennent vite une couleur brune si on ne les astique pas mais elle ne sont pas sujette à la piqûre comme les laiton.  Grande longévité. (Sur commande).

Les laitons :  ont un timbre assez brillant mais moins riche que les bronzes, pavillon et tubes résistants. C'est un compromis. Sensible à l'oxydation du cuivre et du zinc  qui le composent se traduisant parfois, selon l'entretien et l'agressivité de la salive, par de la piqûre rouge et blanche (dézincification). Longévité moins grande surtout pour le tube d'embouchure. (Sur commande).

Les laitons lisses : modèle identique au précédent mais sans le martelage de finition, finition lisse donc. Le pavillon a moins de résistance mécanique. Tenons de piqueurs. Pour les petits budgets.

 

  AUTHENTIFICATION DE VOTRE TROMPE : 

 Le noms du facteur, l'adresse, la date, le modèle et le numéro de fabrication sont gravées sur la guirlande. A l'achat je vous délivre un certificat d'authentification comportant une photo du marquage, ce qui vous permettra de vous justifier en cas de besoin. 
Je suis le seul à porter des informations si complètes. Elles permettent d'authentifier et dater la trompe de façon indiscutable. Elles sont frappées lettre à lettre sur la guirlande comme au XVIIIè siècle. Cette marque ne s'effaçera pas alors que tous les marquages modernes, qui ne portent que le seul nom du fabricant, sont souvent illisibles et s'effaçent au premier polissage.

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Marquage sur la guirlande
 
 
SUIVI DE VOTRE TROMPE :
 
 Je garde pour chaque trompe, des photos sous tous les angle, un échantillon sonore enregistré en studio, une  fiche descriptive comportant de nombreuses rubriques (toutes les cotes de l'instrument, le métal utilisé, mon test sonore personnel etc.) . Bref votre trompe n'est pas anonyme.
   

COMMENT CHOISIR VOTRE TROMPE : 

 Le choix est très important ; la plupart des gens qui viennent à l'atelier gardent leur trompe à vie et ne s'en sépareraient pour rien au monde. Il faut donc prendre du temps pour bien la choisir.

   Une des philosophies de la maison est de faire abstraction des idées reçues ; ceux qui fréquentent l'atelier le savent, je leur bande d'abord les yeux pour qu'il choisissent parmi trois trompes du même métal ou de métal différent. Mais il faut aussi dans un deuxième temps ouvrir les yeux et laisser exprimer votre subjectivité. 

Pour affiner le réglage de votre compression et vous sentir parfaitement à l'aise, il vous faudra peut être aussi choisir une embouchure adaptée. Nous fabriquons nous même nos embouchures et sauront vous conseiller. 

   Je vous propose par conséquent de prendre rendez vous et de venir essayer, c'est la seule méthode pour choisir correctement. N'ayez pas peur de venir, même si vous ne savez faire que deux ou trois notes , que vous débutez, ou que vous n'envisagez pas encore d'acheter. Je suis là pour vous guider et vous conseiller.

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© Trompes de chasse - Pierre de Surrel 2004