L’embouchure

 

. Le numéro de l'embouchure correspond au diamètre intérieur du bol. Ce diamètre grandit par 1/4 de mm (0,25 mm). Une 0,25 a un bol plus grand de 0,25 mm par rapport à la 0, une 0,5 à un bol plus grand de 0,5 mm (1/2 mm), une 1 a un bol plus grand de 1 mm, etc. La cuvette devient plus large et le sonneur a plus de place pour ses lèvres.


.  Le bol, ou cuvette, là ou se posent les lèvres, est plus ou moins large. Les gros bols donnent des sons plus puissants.


. Les bords, larges ou minces déterminent le grippe sur les lèvres du sonneur.  Larges ils facilitent la glisse des lèvres, minces ils la contraignent.


. Le grain est le diamètre en fond du bol et détermine aussi la puissance du son. Plus il est gros plus le son est puissant.


. La bague permet d’arrimer cordelette, ruban ou ficelle pour ne pas perdre l’embouchure.


. La queue, légèrement conique, se glisse dans la branche d’embouchure. Sa pente et sa propreté agit aussi sur la puissance du son.



Ce qu’il faut savoir



. Le numéro de l'embouchure :


a) il correspond au bol, pas au grain

  Beaucoup de sonneur croient que le numéro correspond au grain. Il n’en est absolument rien. Le bol interne augmente par 1/4 de mm, d’où les appellation 0,25 (1/4 de mm), 0,5 (un demi mm), 0,75 (trois quart de mm). Chez moi, la base de référence est l’embouchure 0 dont le bol interne mesure 18 mm. Une 1 aura donc un bol de 19 mm (18 + 1).

Mais pour ce qui est du grain tout est possible. Il peut rester le même ou changer selon ce que décide le fabricant. 


b) il n’y a pas de correspondance d’un fabricant à l’autre

    Le numéro 0,75 de tel fabricant aura une dimension totalement différente chez un autre fabricant (grain, diamètre du bol, profondeur de la cuvette etc). Parfois, cependant , cela peut être proche, mais jamais rigoureusement identique.

Il n’y a donc de logique que chez le même fabricant

Cette logique ne vaut que pour la dernière série d’embouchures fabriquée par votre fournisseur car quand un atelier existe depuis de nombreuses années, il se peut qu’il ait changé le profil de ses embouts et vous risquez de constater que deux embouchures de la même marque avec le même numéro sont en réalité différentes.

En outre le processus de tournage peut révéler de nombreuses petites variations plus ou moins grandes selon le processus, l’habileté du tourneur, ses choix.

Il est constant que, comme en matière de trompes, deux embouchures portant le même numéro peuvent vous paraitre différentes en les sonnant. C’est tout à fait normal ; les bords ne sont jamais identiques (ils glissent plus ou moins), le diamètre du bol, et même le grain sont susceptibles de variations plus ou moins importantes. Un dixième de différence de grain se sent tout de suite entre deux embouts (de 2,8 à 2,9 mm).

On peut imaginer que l’on sente aussi une différence entre 2,8 et 2,85 . Qui vous dit que les deux embouts dont on mesure le grain à 2,8, n’aient pas dans la réalité deux valeurs différentes : 2,81 pour l’une et 2,89 pour l’autre. Dans ces deux cas la mesure donne 2,8, mais une mesure au 100 è donne une différence de 7/100è, c’est-à-dire presque 1/10è. Or la plupart des sonneurs sentent immédiatement la chute de compression quand on augmente le grain de 1/10è.

Cette précision de mesure ne concerne pas que le grain mais aussi le bol, sa profondeur, de même que la pente intérieure de queue. Or ces quatre facteurs  conditionnent la compression finale de l’embout.

Malgré l’habileté du tourneur, il y aura donc toujours des écarts.

Il convient par conséquent d’adopter le principe qu’une embouchure se choisit parmi plusieurs jusqu’à garder celle qui convient le mieux, alors qu’elles ont le même numéro.


. Le bol :

Le bol est le critère le plus palpable et le plus important. Poser ses lèvres sur l'embout et sonner une note donne tout de suite une sensation d'aisance ou de contrainte, de dureté ou de facilité. C'est de cette façon que l'on choisit le bol qui convient. Il faut qu'il y ait de la place pour les lèvres, ni trop, ni trop peu.

Ceci dit on peut s'adapter à chaque situation : dans un trop gros bol, on rapprochera ses lèvres, dans un tout petit bol, on les éloignera en tirant sur les commissures des lèvres pour éviter qu'elles soient trop proches et qu'elles se touchent. Un sonneur peut donc s'adapter à n'importe quel bol (c'est bien d'ailleurs ce qu'on fait en basse quand on joue des bols énormes comparés aux embouts de chant).

Néanmoins il est important de se sentir à l'aise et de repérer la grosseur du bol la plus efficace où on aura un son suffisamment puissant sans trop consommer d'air, et où on pourra obtenir toutes les notes de la gamme sans efforts surhumains.

En principe les lèvres très épaisses se dirigent vers les gros bols (0,75 ; 1  voir supérieur), les lèvres fines se dirigent vers les petits bols (0 ; 0,25 ; 0,5). Mais il y a de nombreuses exceptions.

En chant, l’embouchure la plus utilisée est la 0,75 : elle convient à une majorité de sonneur ayant une épaisseur des lèvres moyenne. En basse c'est la numéro 2,5 qui  est la plus utilisée.

Le diamètre du bol n'est qu'un critère, sa pente plus ou moins forte agit de façon très sensible sur la puissance du son. Quand la pente est faible (et le bol profond par conséquence), le son sera puissant, quand la pente est forte (et le bol peu profond) le son sera moins puissant.

Ce critère de pente de bol, couplé à la valeur que l'on donne au grain, peut donner d'infinies variantes de compression à l'embout et faciliter la puissance sonore, l'aptitude à émettre les sons graves ou aiguës, agir sur la consommation d'air, modifier le timbre,  etc. Pour trouver un compromis les bols peu profonds doivent être associés à des grains très forts et inversement.

L’embouchure

. Les bords :

Actuellement (août 2014) il y a une pléthore de bords fins au détriment des bords larges.


C'est un domaine controversé : certains veulent que cela glisse, certains veulent que cela accroche. Les deux options sont possibles et il vous appartient de savoir ce que vous préférez. Si vous êtes débutant, vous avez tout intérêt à vous habituer à des bords confortables, je vous conseille les bords larges, marqués «L» sur mes embouchures, dont l’épaisseur est de 2,3 à 2,4 mm.

   Certains sonneurs ont une marque indélébile imprimée sur leurs lèvres parce qu’ils ont sonné plusieurs années avec un bord fin ou coupant. Pour eux il est nécessaire de retrouver cette marque sans quoi ils n'arrivent pas à sonner correctement ils sont en quelques sorte condamné  à sonner en bords fins et à retrouver exactement la marque encrée sur leurs lèvres ce qui leur impose de trouver une embouchure de même bord et même diamètre. C’est pour cette raison aussi qu’il vaut mieux vous habituer au bord large.

   Je ne vois pour ma part aucun intérêt aux bords fins qui blessent plus facilement les lèvres, compriment les chairs et qui vous empêche de vous entraîner longtemps. Ils peuvent même engendrer des douleurs tenaces. Les bords larges eux permettent non seulement de sonner longtemps sans se blesser, mais aussi de faciliter la glisse sur les lèvres et d’accompagner sans contrainte les mouvements de tension et détente des lèvres quand on passe des aigus aux graves. En quelque sorte ils aident à trouver la position exacte pour tomber juste sur la note. Avec des bords fins, ce mouvement est contraint. Mais c'est un point de vue tout à fait personnel et certains sonneurs trouvent mieux leur note avec un bord fin. C’est à vous, en essayant des bords fins ou larges, de trancher cette question.

   Vous pouvez me commander un bord selon votre souhait : les abréviation UL (ultra-large), TL (très large), L (large), , M(moyens), F (fins), C (coupants) et UC (Ultra-coupants) sont frappées à côté du numéro sur le bol.


. Ultra-coupant "UC"  sehr scharf       1,5-1,6 mm

. Coupant "C"              scharf              1,7-1,8   mm

. Fin "F"                       dünn                1,9 - 2    mm

. Moyen "M"                durchnitt          2,1 - 2,2 mm 

. Large "L"                   breite               2,3 - 2,4 mm

. Très large "TL"          zehr breite       2,5 - 2,6 mm

. Ultra large "UL"        ultra-breite       2,7 -  2,8 mm



. Le grain :

   Il agit beaucoup sur la compression de l’embout, mais ce n'est pas le seul agent de compression. S’il a une valeur de 2,6 mm, l’embout aura une forte compression, on aura la sensation d’une forte résistance au niveau des muscles faciaux. S’il a une valeur de 3,2 mm, l’embout aura une compression plus faible, on aura la sensation d’une faible résistance, les muscles faciaux seront moins sollicités, le volume sonore paraitra plus fort mais le sonneur aura aussi l’impression de consommer plus d’air. Pour mes embouchures le grain de 2,9 que j’ai choisi est le meilleur compromis, en dessous de 2,9 elle ne fonctionnera pas bien, sachez le.

   Depuis quelques temps je constate une forte diminution du grain généralement adopté par les fabricants, souvent autour de 2,6 mm.

La profondeur du bol et la valeur donnée à la pente intérieure de la queue ont autant d’influence que le grain et donc tout point de vue tranché sur une valeur de grain ne servirait qu’à vous éloigner de votre but qui est de trouver l’embouchure idéale pour la trompe que vous jouez.


. La bague :

Elle doit être conçue pour pouvoir y enrouler aisément un système de maintien pour éviter de la perdre. Ceci vaut essentiellement pour les cavaliers en chasse qui risquent à tout moment de voir leur embout arraché de son logement.

Notons qu’une embouchure en fin d’usure vient cogner sa bague contre la bague de la trompe, et qu’il convient alors de chemiser la queue d’embouchure pour lui donner une nouvelle vie.


. La queue de l’embouchure :

  La pente extérieure de la queue est d’environ 1,4°. C’est une moyenne car chaque fabricant donne une valeur différente à cette pente (0,88° minima -1,81° maxima) ce qui impose au sonneur de toujours vérifier la bonne adaptation de l’embout dans la branche d’embouchure de la trompe. Non seulement les pentes sont différentes au niveau de l’embouchure, mais les logements de l’embout dans la trompe ont eux aussi des pentes différentes d'une marque à l'autre et d'une trompe à l'autre. Ce qui complique encore le tout, c’est que l’usure, soit du logement d’embouchure sur la trompe, soit de la queue de l’embouchure, donne une infinie variété de pentes possibles. Un grand principe à appliquer est de réaliser une excellente adaptation de la queue à son logement par usure réciproque c’est-à-dire qu’à force de poser et d’ôter la même embouchure, les deux surfaces s’usent de façon idéale.


La pente intérieure de la queue peut aussi avoir des valeurs assez différentes. Plus la pente est forte, plus la compression diminue. L'état de propreté de la queue d'embouchure influence fortement la compression. Un dépôt se forme avec l'usage et modifie la pente. Le nettoyage de l'intérieur de la queue d'embouchure (et du grain) redonne la compression originelle de l'embout.



. Métal de l’embouchure :

On peut faire des embouchures en bois, os, corne, en verre, en métal (cuivre, laiton, bronze, maillechort, etc.) en plastique, en téflon (récemment), etc. . Pour ma part j’ai réalisé une embouchure en buis, dont le son n’était pas très différent du métal. En fait, comme pour la trompe, les formes font tout (la conicité, la perce, le grain). Pour la trompe,  le métal vibre, à titre de phénomène secondaire, excité qu’il est par l’air vibrant à l’intérieur des tubes et du pavillon. L’air communique sa vibration au métal. On entend donc un son de métal qui vibre même s’il est beaucoup plus faible que le son qui sort du pavillon. L’embout vibre lui aussi, mais le son propre de son métal qui vibre est tellement faible (d’autant plus que le métal est beaucoup plus épais que la feuille mince qui compose la trompe) qu’il est inaudible, masqué qu’il est par l’air vibrant à l’intérieur de la trompe, et par le métal de la trompe elle-même.

C’est pour cette raison que la nature du matériau de l’embouchure a peu d’influence sur le timbre et n'en a aucune sur la puissance du son.

  Le bois joue avec l’humidité, gonfle, se fend, c’est peu adapté. Le verre est fragile, la corne difficile à entretenir. Pour toutes ces raisons et sans doute d'autres, le métal s'est imposé. On peut utiliser du bronze, il aura l’avantage de moins user la queue d'embouchure (à force de poser-enlever l’embout dans la trompe, la queue peut s'user assez vite) car le bronze est un champion pour la résistance aux frictions. Il est aussi plus facile à tourner, mais nettement plus cher. Le laiton est un bon compromis, l’avantage est que la queue d’embouchure, plus tendre, va s’user plus vite dans le logement d'une trompe, surtout d'une trompe en bronze, réalisant ainsi une parfaite adaptation queue d’embouchure-logement d’embouchure, ce qui est très souhaitable pour qu’il n’y ait aucune déperdition d’énergie dès l’émission du son. C'est pour cette raison que j’ai choisi le laiton pour mes embouchures. D’autres métaux sont utilisables.


Régler la compression par l’embouchure


J’appelle compression la sensation de résistance opposée par l'instrument et son embout à l'effort du sonneur qui se met en pression pour comprimer l'air et le mettre en vibration.

La dynamique est la plage sonore séparant le son le plus faible du son le plus fort.

Une compression forte  (trompe dure à jouer) s'entend d'une trompe qui résiste à l'effort physique, délivre un son peu puissant, et impose une forte contraction de tous les muscles (faciaux, abdominaux, etc.). Les trompes dures sont moins puissantes, ont une dynamique réduite, et fatiguent plus.

Une compression faible (trompe facile à jouer) s'entend d'une trompe qui réclame moins d'effort physique et qui délivre un son plus puissant. Les trompes faciles sont plus puissantes, ont une dynamique plus grande, fatiguent moins les muscles. Parfois néanmoins, elles consomment trop d'air, et le sonneur peut être amené à augmenter la compression pour réaliser un compromis.

La compression donnée par une embouchure dépendra évidemment de la trompe qui est derrière. Choisir un embout sur la trompe qu'on a l'habitude de sonner est une priorité absolue car il va de soi que la recherche d'un embout idéal n’a de validité que sur une trompe donnée. Il n’y a pas deux trompes qui aient la même compression et, dans l'absolu, il faudrait choisir  une embouchure spécifique pour chaque trompe. Dans la pratique néanmoins on utilise souvent un seul embout.

Outre que la trompe peut changer de compression au hasard de multiples facteurs (fuites, bosses, encrassage de la branche d’embouchure), que le sonneur selon sa forme physique, sa technique de positionnement des lèvres, leur état de fatigue conditionnera la compression initiale, cette recherche de la compression idéale est le problème le plus complexe que le sonneur se trouve à devoir maitriser. C’est un domaine perpétuellement fluctuant et on peut dire que quand la compression idéale est obtenue, le sonneur doit s’appliquer à ne plus la perdre et à tâcher de la conserver, ce qui n’est pas une chose si facile. Il me semble que dans cette tâche, le nettoyage régulier de la branche d’embouchure et de la queue d’embouchure contribuent largement à la stabilisation et au maintien d’une compression à peu près constante.

Il est possible de faire chuter la compression en ouvrant le grain c'est-à-dire en perçant en fond de cuvette avec une mèche plus grosse. Si l'on ouvre le grain de 2,9 mm à 3 mm,  la compression va chuter légèrement, mais attention on ne peut pas faire le chemin arrière. Le seul moyen, aléatoire, de redonner de la compression a cet embout nouvellement percé est de le laisser s'encrasser. 


Si votre trompe est une Surrel, je ne peux que vous conseiller d’utiliser mes embouchures car vous aurez toutes les chances d’avoir une compression ni trop forte, ni trop faible,  et le timbre de votre instrument sera agréable.

Mais le choix des embouchures est tellement personnel, et les goûts en matière de compression si variés, que vous pouvez avoir intérêt à essayer des profils totalement différents pour vous forger une opinion.


. Les agents de la compression dans l'embouchure :


Il y en a cinq :

. le diamètre du bol

. la profondeur du bol  (sa pente)

. le diamètre du grain en fond de bol

. la pente intérieur de queue d’embouchure

. l’encrassage du grain et de la queue d’embouchure


Ces cinq agents se combinent et font augmenter ou réduire la sensation de résistance quand on sonne, ce que j’ai appelé par simplification la compression.

Vous comprenez maintenant que choisir un embout est en fait très complexe et que se baser sur le seul numéro est totalement insuffisant puisque chaque fabricant adopte des profils (perce, grain etc) souvent très différents. Seul l’essai peut vous permettre de choisir en jugeant de la compression que crée l’embout.



Conseils :


Essayez plusieurs embouts du même numéros :

Je conseille de choisir l’embout parmi trois ou quatre pièces du même numéro car malgré la précision du tournage, il demeure de petites différences (notamment le bord qui ne donnera pas la même sensation d’un embout à l’autre).


Entretien de votre embouchure :

Une embouchure s'encrasse de la même façon qu'une trompe dans ses premiers centimètres. C'est surtout dans la queue d'embouchure qu'un dépôt crée une croûte blanche (du calcaire de la salive), mélangé à tout ce qui peut aussi sortir de la bouche mélangé à cette salive, et qui se dépose à l'intérieur de la queue d'embouchure, séchant et durcissant. Au final j'ai vu des embouchures tellement sales que le grain était complètement réduit et la queue tellement obstruée qu'on y voit plus à travers.

En nettoyant l'embouchure régulièrement vous aurez toujours la même compression et n'aurez jamais de surprise.

En la nettoyant de façon irrégulière, vous aurez à vous réadapter après chaque nettoyage à une autre compression. Je préfère de loin la première solution.


Mes embouchures sont en laiton et ne sont ni argentées, ni dorées. C'est un choix.

Il faut astiquer l'extérieur et l'intérieur du bol régulièrement avec un coton imbibé de Miror formule cuivre et lustrer avec un chiffon propre. Pour la queue d'embouchure, si elle est très sale, gratter en l'intérieur avec un coton tige dont vous avez ôté le coton. Vous pouvez ensuite imbiber un coton tige de Miror et nettoyer ainsi l'intérieur de cette queue d'embouchure. Terminer en passant plusieurs fois un ou plusieurs cotons tiges à sec, sans produit, pour lustrer l'intérieur. Si vous sonnez tous les jours, faites cette opération tous les deux mois. Une fois par an si vous sonnez de façon irrégulière.

J'ai noté que le lustrage de l'intérieur de la queue d'embouchure, même si elle parait propre, semble faire chuter très légèrement la compression de votre trompe qui dès lors vous paraitra peut-être légèrement plus facile. Si au contraire vous souhaitez que votre trompe résiste un peu plus, ne nettoyer pas cette queue d'embouchure et laisser la s'encrasser, mais cela voudrait dire que votre embouchure n'est pas adaptée et que vous l’avez mal choisie.


                     

V12 mai. 2017

   Je fabrique moi-même mes embouchures sur un petit tour de précision traditionnel. Cela me permet de contrôler entièrement ce point clé qu’est l’embouchure pour vous aider et vous conseiller dans son choix.


Voici un résumé de ce qu’il faut savoir :

. Vous êtes le seul à réellement pouvoir choisir votre embouchure, la sensation de glisse (ou pas) sur les bords, le confort de vos lèvres dans le bol, et la compression ressentie sont les points essentiels. Si vous débutez et que vous savez faire une note, vous pouvez déjà choisir votre embouchure.

. En chant la numéro 0,75 est la plus choisie par les sonneurs (2,5 en basse)

. Si vous avez des lèvres épaisses, essayer les 0,75 et les 1 (les plus gros bols)

. Si vous avez des lèvres minces, essayer les 0,25 et 0,5 (les bols les plus petits)

. Pour les débutants, ne vous fiez pas trop au numéro, mais essayer sans à priori ces différents bols sur la trompe de vos débuts.

. Pour les confirmés, habitué à une certaine largeur de bol, vous pouvez tester de temps à autre des bols de largeur légèrement différentes, cela peut-être bénéfique.

. Deux embouchures de la même marque avec le même numéro peuvent vous sembler différentes (car il y a effectivement parfois de petites différences dans leur forme), donc je vous conseille d’en essayer deux ou trois du même numéro.

. Les numéros ne sont qu’une indication : une numéro 1 n’a pas du tout les mêmes dimensions chez le fabricant A et le fabricant B et l’embouchure réagira complètement différemment.

. Une embouchure s’encrasse et devient dure, nettoyer régulièrement l’intérieur du bol et de la queue.

. Chez le même fabricant, il peut y avoir au fil du temps des changements de cotes alors que le numéro est le même sur l’embouchure. Si vous le pouvez achetez le jour même une deuxième embouchure identique (ou très proche) qui vous servira de secours en cas de perte car vous risquez de ne pas retrouver plus tard sur le marché le profil et les cotes exactes de l’embouchure que vous aviez choisie.

. Vous devez vous même choisir votre bord, large vos lèvres glisseront aisément, mince vos lèvres ne glisseront pas et seront agrippées au bord. Les deux sont possibles. 

0,25 C (coupant-scharf)

0,75 M (moyen-durchnitt)

0,5 F (fin-dünn)

1 L (large-breite)

2,5 TL (très large-sehr breite)

2,5 UL (ultra-large- ultra-breite)

Entretien de votre embouchure


. Votre embouchure est en laiton non revêtu

. Vous devez l’astiquer régulièrement

. Frotter là avec du Miror formule cuivre (supermarché Carrefour) à l’aide d’un coton puis lustrer avec un chiffon propre

. Vous pouvez astiquer l’intérieur du bol et de la queue d’embouchure avec des cotons tiges imbibés de Miror

. Un astiquage régulier est facile et rapide, n’attendez pas que l’embouchure soit trop terne

. Une embouchure sale devient dure à jouer par diminution du grain en fond de bol et encrassement de la queue d’embouchure

Liquide d’astiquage

(Super marchés Carrefour)

Tarifs

. Prise à l’atelier ............ 60 €

. Expédiée ..................... 80 €


Envoyez votre chèque à :

Pierre de Surrel

Lieu-dit Thoreille

21 230 VIEVY


Je fabrique essentiellement les embouchures en bords larges (L) et quelques unes en bords fins (F).

Si vous achetez une trompe de ma fabrication je peux vous faire un bord sur mesure, de l’ultra-coupant à l’ultra-large.

Etat du stock au 14 novembre 2017

Le numéro de l’embouchure :


Le numéro frappé sur l’embouchure 0,5 ; 0,75 etc., exprime l’augmentation de diamètre intérieur du bol de l’embouchure par rapport à l’embouchure n° 0, la plus petite, dont le bol intérieur mesure 18 mm.

Si la 0 a un bol de 18 mm, la 0,25 a un bol de 18,25, la 0,5 un bol de 18,5 mm, etc.

L’augmentation du diamètre est donc de 1/4 de mm à chaque numéro supérieur.

Voilà pour la théorie mais dans la pratique, vous risquez de ne pas retrouver ces dimensions exactes sur des embouchures de marques différentes.

Parfois il y a correspondance d’une marque à l’autre, parfois non.


Les bords de l’embouchure :


Je vous conseille les bords larges. (L) surtout si vous débutez. Il n'y a aucun intérêt à avoir des bords fins (F) ou coupants (C), sauf cas particulier de certains sonneurs qui ont une marque indélébile imprimée sur leurs lèvres depuis plusieurs années et qui doivent retrouver cette marque sans quoi ils n'arrivent pas à sonner correctement. 


. Ultra-coupant "UC"  sehr scharf       1,5-1,6 mm

. Coupant "C"              scharf              1,7-1,8   mm

. Fin "F"                       dünn                1,9 - 2    mm

. Moyen "M"                durchnitt          2,1 - 2,2 mm 

. Large "L"                   breite               2,3 - 2,4 mm

. Très large "TL"          zehr breite       2,5 - 2,6 mm

. Ultra large "UL"        ultra-breite       2,7 -  2,8 mm

commande

disponible

L’embouchure est un point essentiel.


Il vous appartient de bien la choisir pour vous adapter à la trompe que vous sonnez.

Choisir une embouchure sans l'essayer est tout à fait hasardeux.

Que vous soyez débutant ou confirmé, l'idéal est toujours de choisir votre embouchure ici à l'atelier, avec votre trompe Surrel en bon état, nettoyée à l’intérieur récemment. C'est en effet par l'embouchure qu'on règle la compression pour que vous soyez à l'aise. Or les trompes, quelles qu’elles soient, ont toutes des compressions différentes. Il est donc indispensable de faire des essais pour créer un équilibre.

Ce point est fondamental.